Comprendre son thorax: Syndrome du défilé thoracique

Qu’est-ce que c’est? 

Le syndrome du défilé thoracique (SDT) est la compromission des structures neurovasculaires subissant une compression lorsqu’elles passent sous la 1ère côte pour atteindre le bras. Les structures pouvant être touchées comprennent les subdivisions de cette pathologie : l’artère sousclaviculaire, la veine sousclaviculaire ou le plexus brachial.

  • Le SDT neurologique survient dans 95 à 99 % des cas de SDT.
  • Le SDT vasculaire survient dans 1 à 5 % des cas de SDT.

Qui pourrait l’avoir ?

Certains cas de SDT sont associés à des anomalies anatomiques telles qu’une côte extra-cervicale, des anomalies musculaires congénitales ou une raideur claviculaire. 8 % de la population souffre de SDT et il est 3 à 4 fois plus fréquent chez les femmes que chez les hommes entre 20 et 50 ans.

Le SDT peut également être causé par des facteurs posturaux impliquant un raccourcissement des pectoraux et des épaules tombantes. Cela peut également être dû à des blessures dues au stress répétitif ou à des traumatismes aux côtes ou aux clavicules. Des déséquilibres musculaires sont fréquemment observés dans ces cas. Les sports provoquant le plus de compression (abduction et rotation externe) comprennent, sans s’y limiter, les lancers aériens (tennis, baseball, natation).

 

À quoi ça ressemble?

  • Le SDT neurologique entraîne souvent une légère douleur entre le cou et les mains et des changements sensoriels tels qu’une diminution des sensations, une diminution de la force, une sensation de lourdeur dans le bras, un engourdissement, des picotements ou des fourmillements.
  • Le SDT vasculaire se plaindra d’une augmentation de la pression dans tout le bras, d’une lourdeur, d’un changement de couleur dans le bras ou même d’un changement de température, d’un gonflement du bras. 

 

Comment la physiothérapie peut-elle aider ?

La première ligne de traitement du SDT est la voie conservatrice par la physiothérapie pour diminuer les symptômes, faciliter les mouvements et éduquer. Les éléments à travailler incluent le contrôle et le positionnement des scapulaires, le relâchement des tensions musculaires telles que les pectoraux, la mobilisation des raideurs dans les articulations voisines.

S’il ne peut être entièrement pris en charge par la physiothérapie, notamment pour le SDT veineux, une intervention chirurgicale peut être recommandée. Il existe plusieurs techniques comme l’approche transaxillaire, l’approche supraclaviculaire et l’approche infraclaviculaire. Bien entendu, une rééducation postopératoire sera nécessaire pour éviter les adhérences des tissus cicatriciels, un mauvais positionnement et le risque de continuer à comprimer les structures et à provoquer des symptômes.

Pour un plan de traitement de réadaptation et un programme d’exercices plus détaillés, consultez votre physiothérapeute.