Chroniques escalade : Les entorses de cheville

En escalade de bloc, les grimpeurs tentent de se rendre au sommet de la paroi et ce sans être attaché à un système d’assurage. Dans les centres intérieurs, des matelas sont présents au bas des parois pour amortir les chutes tandis qu’à l’extérieur les grimpeurs traînent leur propres matelas (crash pad) pour éviter de chuter directement au sol. Vous aurez donc compris que les chutes volontaires ou involontaires font partie intégrante de cette discipline. Une des blessures les plus courantes est d’ailleurs l’entorse à la cheville.

Une entorse que ce soit à la cheville ou à tout autre articulation représente un étirement plus ou moins important, pouvant aller jusqu’à la déchirure complète d’un ligament (structure qui lie deux os ensemble). L’entorse à la cheville la plus commune est celle du ligament fibulo-talaire antérieur et est le plus souvent associée à un trauma (ex : chute). Étant donné que ce sont des structures qui sont très bien vascularisées, il se peut que votre pied enfle et change de couleur dans les heures qui vont suivre.

Les ligaments sont des structures qui relient deux os ensemble et qui ont pour fonction d’informer notre corps sur sa position dans l’espace dans le but de le protéger. Ainsi lorsqu’on tourne notre cheville, on augmente la tension dans notre ligament ce qui envoie le message au cerveau de contracter des muscles pour contrer le mouvement potentiellement dangereux pour l’articulation. Lorsque nous avons eu une entorse, nos ligaments se sont fait étirer et/ou déchirer ce qui retarde le message vers le cerveau et donc rend la cheville moins stable étant donné qu’elle a maintenant une moins bonne qualité d’information par rapport à sa position (ex : imaginer que vous marché dans une pièce les yeux fermés).

Dans la prochaine chronique nous vous donnerons des pistes de solution pour éviter les récidives et continuer à grimper!